La durabilité est un principe important de la politique nationale et internationale. Il vise à permettre la prospérité économique, à assurer l’équilibre social et à préserver les fondements naturels de la vie pour les générations futures.

 

Introduction

Le principe de durabilité et le concept de développement durable sont les principes directeurs de la politique internationale de l’environnement et du développement depuis le soi-disant Sommet de la Terre à Rio de Janeiro en 1992, la « Conférence des Nations Unies sur l’environnement et le développement » (CNUED). Le principe de durabilité décrit les efforts de la communauté mondiale pour ouvrir des opportunités de développement égales à tous les pays et peuples et pour prendre explicitement en compte les intérêts des générations futures.

Ces intérêts incluent, en particulier, la préservation des fondements naturels de la vie, de sorte que le développement durable en tant qu’objectif politique mondial nécessite un revirement de la consommation environnementale et des ressources de l’économie mondiale et dans le comportement général des consommateurs. Sous l’égide des Nations Unies, 178 pays s’y sont engagés dans la Déclaration de Rio sur l’environnement et le développement et dans Action 21. Ce dernier est un programme d’action avec des recommandations concrètes pour la mise en œuvre de la durabilité aux niveaux local, national et mondial. Le prix pour l’approbation mondiale du principe directeur de la durabilité est un degré élevé d’imprécision conceptuelle.

 

Perspectives futures

Avec la formulation du principe directeur de la durabilité, la politique internationale de l’environnement et du développement est entrée dans une nouvelle phase dans les années 90. En s’efforçant de prendre en compte les conditions de vie des générations futures dans la politique d’aujourd’hui, les aspects écologiques et sociaux ont trouvé leur place dans la planification politique et les modèles économiques. Face à l’impression de la diminution des ressources naturelles et de la répartition inégale des richesses des nations, la conscience mondiale de l’extraordinaire complexité du problème du développement s’est accentuée. Néanmoins, la réalité du développement international reste façonnée par la primauté de l’économie de marché capitaliste, devenue presque universellement valable depuis la fin de la guerre froide et par celle progressiste. La libéralisation du commerce mondial est encore encouragée. Tant la dimension écologique que la dimension sociale du développement humain sont à l’origine de la vision du monde dominante d’un marché mondial globalisé et axé sur la croissance. Le large arbitraire avec lequel chacun peut aujourd’hui utiliser le concept de durabilité en est symptomatique. Cela s’exprime à maintes reprises dans les différentes idées des pays riches industrialisés, du nombre croissant de pays dits émergents et des pays en développement très endettés. Bien qu’ils défendent tous l’objectif de durabilité à l’échelle mondiale, ils y combinent parfois des intérêts contradictoires. C’est ainsi que le contraste nord-sud continue de façonner la politique internationale même après les conférences mondiales de Rio et de Johannesburg.