La conférence des Nations unies sur le changement climatique a eu lieu à Paris du 30 novembre au 12 décembre 2015. L’objectif était de produire un projet uniforme pour un accord clair sur la protection du climat. Cette 21e conférence annuelle (alias COP21) vise à exiger des engagements contraignants de la part des pays industrialisés pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Cette mesure vise à limiter le changement climatique et le réchauffement de la planète.

La conférence des Nations unies sur le changement climatique

Un nouveau traité mondial sur le climat devrait être adopté à la suite de cette réunion. Plus de 80 chefs d’État et de gouvernement ont donc négocié à Paris dans le but de limiter le réchauffement à un maximum de deux degrés Celsius. Pour y parvenir, les émissions de gaz nocifs (CO2) doivent être réduites de manière drastique d’ici 2030.

Cependant, des accords contraignants, des options de contrôle et une clarification du financement sont nécessaires pour la conclusion d’un traité ambitieux sur le climat. Le rapport actuel sur le climat du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) sert de base à cet objectif. Il s’agit d’une évaluation exhaustive de toutes les études pertinentes sur le réchauffement climatique, conduite par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat.

Le grand objectif : limiter le réchauffement climatique à deux degrés Celsius

Cependant, les émissions de CO2 sont fortement liées à notre économie, à notre consommation et à notre comportement général en tant que société. Cela ne peut pas être changé du jour au lendemain. C’est pourquoi le réchauffement climatique doit être limité à un maximum de 2 degrés Celsius d’ici à 2100. L’accord de Paris sur le climat vise à mobiliser les pays dans ce sens et à définir un ensemble d’objectifs aussi clairs que possible pour chaque pays.

Un réchauffement de deux degrés aurait de graves conséquences pour de nombreuses régions du monde. Mojib Latif, chef de la division de recherche sur la dynamique du climat au Centre Helmholtz pour la recherche océanique de Kiel, voit de grands dangers pour l’environnement même si la limite supérieure (2 degrés Celsius) est respectée.

Ce ne sont là que les conséquences probables d’un réchauffement de deux degrés. C’est donc l’objectif du traité sur le climat. Si elle devait aller plus loin, les conséquences seraient encore plus importantes. Pour éviter cela, il faut un plan concret de lutte contre l’augmentation des températures mondiale.

Les conditions de succès de la conférence des Nations unies sur le changement climatique

Notre température ne doit pas se réchauffer de plus de deux degrés Celsius afin de garantir que les conséquences du réchauffement de la planète restent gérables. De nombreux experts sont même d’avis que notre climat ne devrait se réchauffer que de 1,5 degré Celsius. Cela mettrait de nombreux États insulaires en grave danger.

Afin d’atteindre au moins l’objectif de deux degrés, les participants de la conférence sur le climat à Paris, obtenir les résultats suivants :

  • les émissions mondiales de gaz à effet de serre doivent commencer à diminuer au cours des 4 prochaines années

L’objectif de deux degrés ne pourra être atteint que si les participants s’entendent pour réduire les émissions de gaz à effet de serre dans le monde d’ici 2020. C’est du moins ce que dit un rapport spécial du Conseil consultatif allemand sur le changement global (WBGU).

  • les États participants doivent convenir d’une valeur contraignante par laquelle ils réduiront leurs émissions de gaz à effet de serre.

D’ici 2050, les pays industrialisés doivent réduire leurs émissions de gaz à effet de serre de 80 %. L’accord de la conférence sur le climat à Paris devrait commencer ici et fixer au moins un pourcentage contraignant par lequel les États participants doivent réduire leurs émissions de CO2 au cours des deux prochaines décennies.

  • la Chine et les États-Unis doivent accepter l’accord de la conférence sur le climat.

La Chine et les États-Unis sont à l’origine de 40 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Ce n’est que si ces deux pays parviennent à un accord et mettent en œuvre les mesures susmentionnées que l’objectif des deux degrés restera réaliste.

  • les pays industrialisés doivent verser 100 milliards de dollars par an au Fonds vert pour le climat.

Le Fonds vert pour le climat est destiné à apporter un soutien financier aux pays en développement qui sont particulièrement touchés par les conséquences du changement climatique. Les pays industrialisés doivent verser chaque année 100 milliards d’euros dans le fonds. Jusqu’à présent, cependant, seuls 10 milliards ont été versés. Afin d’apporter au moins un soutien financier aux pays en développement, les pays industrialisés devraient s’engager à verser des fonds lors de la conférence sur le climat à Paris.

La position des pays (avant la conférence)

149 pays différents ont déjà fixé des paramètres climatiques nationaux clairs dans la perspective de la conférence. En 2009, à Copenhague, seuls 55 pays l’ont fait.

La grande question qui se pose avant la conférence sur le climat à Paris est de savoir comment la Chine, les États-Unis et l’Inde vont se comporter. Bien qu’ils souhaitent tous réduire leurs émissions de gaz à effet de serre, ils poursuivent des objectifs très différents. Ce qui est certain, c’est que l’UE acceptera un accord contraignant sur le climat. Les États-Unis sont ambitieux, mais ont déjà déclaré qu’ils n’accepteraient pas un accord contraignant.

Voici les positions individuelles des « acteurs mondiaux du CO2 » :

  • Chine – 60 % d’émissions de CO2 en moins d’ici 2030, mais mesurées par le produit intérieur brut

La Chine veut commencer à réduire ses émissions de CO2 avant 2030. Au total, les émissions de CO2 doivent être réduites de 60 à 65 % du produit intérieur brut d’ici 2030 par rapport à 2005. Cependant, comme l’économie chinoise croît à un taux annuel de 8 à 10 %, les émissions absolues de CO2 continueront d’augmenter pendant cette période. En outre, la Chine veut couvrir 20 % de ses besoins énergétiques avec des énergies renouvelables d’ici 2030. Jusqu’à présent, cependant, la Chine a toujours fait référence à son statut de pays en développement et n’a jamais signé d’accord climatique contraignant.

  • États-Unis : des ambitions juridiquement ambitieuses, mais qui dépendent de l’élection présidentielle de 2016

Les États-Unis veulent réduire leurs émissions de CO2 de 17 % d’ici 2020 par rapport à 2005. En conséquence, les émissions de CO2 doivent être réduites de 28% d’ici 2025 et même de 80% d’ici 2050. Ce sont des objectifs très ambitieux qui donnent des raisons d’espérer. Toutefois, à la veille de la conférence sur le climat à Paris, le secrétaire d’État Kerry a déclaré que les États-Unis n’accepteraient pas un accord contraignant. Des élections sont également prévues l’année prochaine. On peut donc se demander si les États-Unis atteindront réellement ces résultats sous une nouvelle administration.

  • L’Inde – comme la Chine, les émissions de CO2 dépendent de la croissance économique

L’Inde veut également émettre moins de CO2. D’ici 2030, les émissions de gaz à effet de serre dans l’atmosphère auront diminué d’un tiers par rapport à 2005, par rapport à l’ensemble de l’économie. Comme l’économie chinoise, l’économie indienne connaît également une croissance rapide, ce qui explique pourquoi les émissions absolues de gaz à effet de serre augmenteront plutôt que de diminuer d’ici 2030.

  • UE – 40 % d’émissions de CO2 en moins d’ici 2030

L’UE est le seul « acteur mondial du CO2 » à insister pour obtenir un résultat contraignant lors de la conférence sur le climat à Paris. Les ambitions de l’UE sont également ambitieuses: d’ici 2030, les États membres de l’UE veulent réduire leurs émissions de CO2 de 40 % par rapport aux niveaux de 1990. D’ici la fin du siècle, les émissions de CO2 devraient également être réduites à zéro.

Les résultats de la conférence sur le climat

À partir de 2020, les pays industrialisés veulent fournir 100 milliards de dollars par an pour que les pays en développement puissent s’adapter aux conséquences du changement climatique et prendre leurs propres mesures de protection du climat. Toutefois, il reste à voir d’où viendront exactement ces 100 milliards de dollars. Le type de financement doit donc encore être clarifié.

Voici un résumé des résultats :

  • La communauté internationale de 196 délégations a adopté un nouvel accord sur le climat. Il s’agit d’un traité contraignant en vertu du droit international pour tous les pays du monde. Cela n’a jamais existé auparavant.
  • L’objectif est même désormais de limiter le réchauffement climatique à moins de 1,5 degré Celsius. Cela est particulièrement important pour les États insulaires, car ils seraient déjà confrontés à de graves problèmes si le réchauffement climatique atteignait 1,5 degré.
  • Sans un changement immédiat et massif de l’économie mondiale, il ne sera plus possible d’atteindre cet objectif.

L’accord sur le climat sauvera-t-il le monde ?

En fin de compte, la conférence sur le climat a abouti à un vague engagement de tous les États à faire un effort pour éviter au moins une nouvelle augmentation des émissions de CO2 dès que possible.

Les pays en développement ne doivent y parvenir qu’en fonction de leur croissance économique. Les émissions de CO2 de la Chine et de l’Inde peuvent donc continuer à augmenter en termes absolus. Mais la croissance y est encore relativement inférieure à celle de l’économie.

Ce qui est positif, c’est qu’au moins, il a été décidé qu’il y aura une révision des résultats climatiques nationaux respectifs. Tous les cinq ans, des experts indépendants examineront la réalisation des différents États. Si les objectifs et les marges de manœuvre sont atteints, des paramètres plus ambitieux peuvent être formulés par la suite. Cette révision doit commencer dès 2023.

D’ici 2020, au moins 55 États doivent ratifier l’accord sur le climat, qui, ensemble, sont responsables d’au moins 55 % des émissions mondiales de CO2. Ce n’est qu’à ce moment-là que l’accord sera valable. Ainsi, si quelques grands pays, comme l’Inde et la Chine, décident de ne pas ratifier l’accord, cela pourrait bouleverser l’ensemble de l’accord.

Selon le chef de file de la conférence, Laurent Fabius, le traité sur le climat dans son ensemble est toutefois différencié, équitable et contraignant en vertu du droit international. En général, le traité a de bonnes chances d’être ratifié.

Cela semble bien, mais même si le traité est ratifié, on peut se demander si les objectifs souhaités seront atteints et s’ils sont même suffisants pour limiter suffisamment le réchauffement climatique. Même si les efforts des pays et le résultat donnent un certain espoir positif, le monde est encore loin d’être sauvé.

Mieux vaut sauver le monde soi-même !

Il y a une chose dont nous devrions tous être conscients. Nous sommes tous conjointement responsables du changement climatique et de ses conséquences. On lit beaucoup dans les médias sur le réchauffement climatique et la politique climatique des pays, comme c’est le cas ici. Mais en fin de compte, c’est nous tous qui sommes demandeurs d’énergie et donc responsables des émissions de CO2.

Quiconque veut vraiment faire quelque chose pour lutter contre le changement climatique ne doit pas seulement s’intéresser à la politique, mais doit aussi contribuer à la lutte contre ce phénomène.

Brûler toutes les matières premières fossiles (charbon, pétrole, gaz) en quelques générations, qui ont mis des milliers d’années à se former, n’est certainement pas la meilleure idée. Notre écosystème ne peut pas faire face à ce choc du CO2. Les conséquences possibles sont énumérées ci-dessus.

Il n’y a pas d’alternative. C’est le plus grand et le plus important défi de notre génération : prendre soin de notre propre planète et commencer à la repenser.

Il existe une mesure très efficace contre le changement climatique : se limiter et consommer plus durablement. Cela signifie consommer différemment d’une part et moins d’autre part. Voler moins, manger moins de viande, se chauffer moins, consommer généralement moins. C’est ainsi que nous économisons le plus de CO2.