Dans de nombreux pays du monde, les systèmes de climatisation font partie de l’équipement standard d’un appartement ou d’une maison au même titre que le gaz, l’eau et l’électricité. Dans les régions où la canicule provoquée les températures estivales atteint des sommets presque insupportables, les salles climatisées deviennent des refuges pour le public en sueur. Mais pas seulement, dans les États du Nord des États-Unis aussi, il n’y a presque aucun ménage qui ne soit pas équipé de climatiseurs. La consommation cumulée dédiée au confort thermique de la population n’étant pas contrôlée, l’impact sur l’environnement devient alors un enjeu majeur sur le futur du climat.

L’impact de l’utilisation des appareils de climatisation

Dès l’arrivée de l’été, de nombreuses personnes montent les appareils presque par habitude. Les systèmes de climatisation réchauffent le climat en Europe, cette influence exagérée sur la température ambiante dans de nombreux endroits était jusqu’alors inconnue. Après tout, le fonctionnement des systèmes de climatisation (réchauffement ou refroidissement) coûte beaucoup d’énergie, ce qui se reflète à la fois dans la facture d’électricité et dans le bilan climatique personnel. Environ 10 % de la consommation mondiale d’électricité est déjà consacrée aux systèmes de climatisation et aux ventilateurs sans tenir compte de leur taux émissions. Les systèmes de climatisation enclenchent ainsi un cercle vicieux en contribuant à une nouvelle augmentation de la température. Des alternatives plus écologiques existent sur le marché et sont adaptées à plusieurs utilisations (été ou hiver), et se caractérisent par des appareils fonctionnant avec de l’énergie renouvelable telle l’énergie solaire. L’installation de celles-ci demande en revanche un investissement initial important, mais elles permettent de réaliser des économies importantes tout en réduisant les émissions. L’utilisation de l’énergie reste toutefois fortement liée au temps d’ensoleillement annuel afin d’en tirer les meilleures performances.

Dans les 20 prochaines années, cependant, ces arguments deviendront de moins en moins convaincants, selon une étude du Centre euro-méditerranéen pour le changement climatique. De plus en plus d’Européens vont donc faire installer des équipements de climatisation chez eux. D’ici 2040, on assistera à une forte augmentation des systèmes de climatisation nouvellement installés. Cela résulte d’une combinaison de données climatiques prévisionnelles et d’une enquête représentative. Deux évolutions en sont principalement responsables : l’urbanisation et le changement climatique. Plus le bâtiment est dense, plus les déserts de béton accumulent la chaleur et ne la libèrent que lentement. La clim délivrant un effet de confort et satisfaction auprès des utilisateurs, cette dernière contribuera toujours inévitablement à une augmentation de la consommation électrique d’une ville.

Conséquence du réchauffement climatique dans les pays européens

Le réchauffement de la planète signifie également que le climat urbain des grandes villes européennes se réchauffera de cinq degrés d’ici 2050, selon certaines prévisions. Berlin aurait alors des températures comme celles de Milan ou de Lyon aujourd’hui. Il s’agit de la bonne isolation. L’Europe est relativement sceptique sur les systèmes de climatisation. D’après les rapports, seuls 20 % des personnes interrogées en France, aux Pays-Bas, en Espagne, en Suède et en Suisse peuvent imaginer s’installer un système de climatisation. Au Japon, par contre, 90 % des personnes interrogées ont déclaré qu’elles installeraient un climatiseur. Alors que l’été établit de nouveaux records de chaleur, les bâtiments se réchauffent aussi et la chaleur s’installe, ce qui peut potentiellement provoquer des problèmes de santé supplémentaire à travers le monde. La mise en place d’un guide de construction écologique au sein du code du bâtiment a notamment permis de réduire cet effet de réchauffement accéléré, mais ledit guide ne demeure que pour les nouveaux chantiers. Les anciens bâtiments devront, quant à elle, subir d’importantes rénovations dans le but d’optimiser leur refroidissement.

Changement climatique en Europe 

En Europe, l’Espagne devrait connaître la plus forte croissance : jusqu’à 50 % de tous les ménages espagnols pourraient disposer de la climatisation en 2040. Les scientifiques ont identifié plusieurs facteurs qui influencent la décision individuelle d’acheter un tel réfrigérateur. L’âge et l’état de santé des résidents, le niveau de revenu et l’isolation thermique de la maison jouent surtout également un rôle. Selon les experts, cette dernière est la vis la plus probable que les politiciens pourraient tourner pour arrêter cette évolution néfaste pour le climat. Une meilleure isolation rend moins nécessaire un refroidissement supplémentaire et réduit en plus les probabilités d’apparition de moisissure suite à l’humidité engendrée. La France, où un appartement sur deux est désormais isolé, montre que cela fonctionne. Les habitations espagnoles, en revanche, ne seront probablement plus qu’un tiers aussi isolé en 2040.